Le présent titre est volontairement provocateur et pas totalement vrai. D’un autre côté, il l’est davantage que l’image qui ressort souvent dans les médias relativement à Facebook, à savoir un lieu sans foi ni loi où l’on risque de se faire usurper son identité à chaque détours de clic. Et c’est vraiment l’idée maîtresse, voire la seule idée, que l’on trouve dans le récent reportage de JE auquel je participais vendredi. Une idée passablement simpliste. Avec quelques faussetés également.

Certes le contrat est nul, certes le potentiel de certains abus existe, même si plusieurs qui ont été cités comme les demandes de passeport, d’abus sexuels sont soit impossibles (pour le premier) soit improbables (pour le second). Certes. Mais le risque existe partout. Le bottin téléphonique détient pas mal d’information sur nous. L’exemple de Mégane dans le reportage est nullement effrayant. Il le serait si les modes de contrôle de la sécurité n’étaient que virtuels et non pas physiques.

La sécurité est de plus en plus une perception - plus qu’un état - que l’on tente d’encadrer totalement alors que de tout temps il n’en a jamais été. De plus, l’on parle de risques potentiels car au meilleure de ma connaissance, rien n’a encore été prouvé. Il y a donc une bonne dose de fantasme ; des fantasmes où la « peur du loup » est une technique de communication souvent utilisée.

Les risques qui existent sans doute ne doivent donc aucunement 1) empêcher d’utiliser cette technologie, et les autres liés au web 2.0. Il serait en effet beaucoup plus dommageable pour un jeune d’être une « cyber nouille », ne sachant pas utiliser des technologies qui ne s’apprennent pas à l’école mais qui doivent être maîtrisées, notamment pour des fins professionnelles. Ces technologies sont là pour rester et leur efficacité est telle qu’il serait « dangereux » de ne pas les utiliser. 2) Ensuite, il n’y a rien - ou presque rien, la sécurité absolue n’existe pas - contre lequel on ne puisse se prémunir avec un minimum d’éducation, de prise de conscience. Et si le contrat est nul, la personnalisation des modalités de confidentialité en haut à droite du site est vraiment très très bien.

Encore une fois, le danger principal de Facebook, c’est d’être ridicule, aujourd’hui ou demain à cause d’une exhibition d’information qui ne résiste pas au temps ou au bon goût.

Cette fois, je crois que c’est la dernière fois que j’en parle.