Aldine Calveyrac est étudiante dans le cadre du cours DRT 6903.
Présentés comme le moyen offert aux utilisateurs de gérer les informations qui s’attachent à leurs vies privées ; les nouveaux paramètres de confidentialité, établis par Facebook, sont loin de satisfaire les attentes des consommateurs et ont conduit certaines organisations à porter plaintes devant les autorités américaines.
Tout le monde a applaudi le site de socialisation, qui, et c’était une première, était enclin à améliorer les paramètres de confidentialité de ses usagers. Les nouvelles dispositions qui allaient être établies étaient attendues avec impatience. Autant dire que cela a été une véritable déception pour les consommateurs quand la semaine dernière, les membres de Facebook ont découvert, horrifiés, que les paramètres par défaut des nouveaux outils de sécurité instaurent un très faible degré de confidentialité et que les informations publiées étaient alors visibles de tous.
L’Electronic Privacy Information Center (EPIC) et le Center for Digital Democracy (CDD) – pour ne citer que les principales organisations impliquées – ont, le 18 décembre dernier, déposé une plainte devant les autorités américaines de la concurrence pour obliger Facebook à reconsidérer les changements mis en place concernant les règles de confidentialité de ses utilisateurs. Accusant, devant la Federal Trade Commission (FTC), Facebook de mettre à mal les lois protégeant les consommateurs.
Il semble davantage que le respect à la vie privée est un droit fondamental auquel la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, fait mention en son article 12 :
« Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ».
Et qui est repris au sein des législations nationales ; tels qu’en disposent l’article 3 du Code civil du Québec :
« Toute personne est titulaire de droits de la personnalité, tels le droit […] au respect de son nom, de sa réputation et de sa vie privée ».
Ainsi que l’article 9 du Code civil :
« chacun a droit au respect de sa vie privée ».
Aussi ne saurait-on laisser décliner davantage la maîtrise que les utilisateurs ont sur leurs informations personnelles tant elle semble déjà compromise.
“Some of you may be wondering why Facebook users are complaining about privacy, given that the site’s main use is to publish private information about yourself. But Facebook is not really about making your life an open book. It’s about telling the story of your life. And like any autobiography, your Facebook-story will include a certain amount of spin. It will leave out some facts and will likely offer more and different levels of detail depending on the audience. Some people might not get to hear your story at all. For Facebook users, privacy means not the prevention of all information flow, but control over the content of their story and who gets to read it.”
On se réjouit dés lors que le fondateur du célèbre site de socialisation ait pu goûter à sa propre « cuisine ». En effet, les photos de Mark Zuckerberg étaient dernièrement accessibles à tous, suite aux récents changements des contrôles de la vie privée de Facebook, jusqu’à ce que ce dernier ne redéfinisse ses paramètres en la matière.
Cependant, s’il est légitime pour les utilisateurs de chercher à obtenir davantage de sécurité et de maîtrise sur leurs données personnelles, ce contrôle commence par les usagers eux-mêmes : « Jura viligantibus […] prosunt » (autrement dit, le droit profite aux éveillés). Il est tout de même surprenant que ce soit l’Internet, véritable révolution technologique du XXIe siècle qui remette au goût du jour ce vieil adage.











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